Ride du Directeur, Tracadie 24 juin 2011

Quelle fin de semaine !

Malgré une météo pessimiste et un ciel menaçant, nous avons été chanceux de n’avoir eu que quelques averses.

C’est avec enthousiasme que nous avons pris la route en direction de Forestville, en formation de deux groupes, pour un grand total de 24 motos.

La pluie nous avait quitté depuis Chicoutimi et le ciel semblait stable et encourageant.

Mais rien ne nous avait préparé à l’aventure que nous réservait le traversier.

En premier lieu, c’est avec un sourire bien pâle aux lèvres, que nous avons été informé qu’il faudrait non seulement attacher les motos à la cale, mais que chaque conducteur devait rester sur place, pour surveiller leurs engins.

On a vite compris que la traversée serait inhabituelle, juste à voir les employés du traversier vérifier nos ancrages.

Ce n’est pas un gros traversier, croyez-moi. Il n’en fallait pas plus pour que déjà quelques uns d’entre nous soient malades. Les employés du traversier, sympathiques et serviables, sac en papier blanc à la main, allaient et venaient auprès de tous et chacun. La durée du voyage était estimé à 1 heure, mais afin de faire durer le plaisir (et le malheur des autres) le capitaine a dû prendre une route différente et remonter le long de la côte, ce qui a rallongé notre périple de 1.30 de plus !

Les vagues prenaient un malin plaisir à nous secouer, de haut en bas, de droite à gauche. Nous étions, pour la plupart, assez silencieux. A vrai dire, même les plus téméraires avaient le sourire fade au moment du débarquement. C’était l’enfer !

On nous a même annoncé que nous étions les derniers à traverser pour la journée, car le capitaine en avait jugé ainsi. (probablement une question de vie ou de mort !)

Le plus drôle, c’est de se revoir sur la terre ferme de l’autre coté. La tête que nous faisions tous. En y repensant aujourd’hui, j’en ris. On aurait dit des survivants ! On se retrouve, heureux d’avoir tous réussi à traverser, sans perte, ni bris. Juste le teint pâle, l’estomac vide et un goût amer au bord des lèvres.

C’est certain que c’est ma version du voyage. Si vous questionnez ceux (rare, très rare et pas seulement du sexe masculin) qui l’on traversé en toute quiétude, jasant de tout et de rien, riant des vagues et de l’eau qui se soulevait à l’arrière, ils diront que ça brassait un peu.

Ouf ! Une fois cette étape de passée, il fallait bien remplir un peu nos estomacs vides et faire une pose. On est tous arrêté au St-Hubert de Rimouski.

C’est certain que l’horaire débordait. On avaient pas prévu ça.

Donc après le plein et avoir repris des couleurs, nous avons repris les rangs. Direction Nouveau-Brunswick.

Belles routes, aucune pluie. Juste la nuit qui tombe et nous venons à peine de franchir la frontière du Nouveau-Brunswick.

Disciplinés nous avons enfin atteint l’hôtel. Le premier groupe coupa les moteurs à 11.45. Le deuxième groupe (qui avait décidé de visiter et que l’on a recroisé en sens inverse …) arriva 20 minutes plus tard.

Magnifique. Les chalets étaient parfaits. Mais tous n’avaient qu’une chose en tête…… Dormir ! (Il me semble que mon lit faisait certains mouvements de vagues quand je fermais les yeux)

Et déjà on était le samedi. Sous un ciel encore couvert et une fine pluie, tout juste le temps de se rendre au déjeuner, sur un bateau à roue ! Et oui, encore un bateau ! Mais bien plus calme et sagement ancré au bord.

Le déjeuner était excellent. Nous avons même eu droit au service de Richard Prévost et Sylvain pour le café et de Lise pour le service aux tables ! A la bonne franquette !

Dans l’après midi, c’est un petit détour vers Caraquet qui nous appelle.

A six heures, l’autobus scolaire passa par chaque chalet, pour nous prendre et nous conduire pour le souper. La Trappe à Homard Acadienne.

Quelle soirée ! C’est avec un accueil chaleureux dans leur maison avec leur famille, que Mme Robichaud nous fit passer au salon où de grandes tables avaient été dressées. Déjà ça sentait la bonne soirée.

On nous servit une entrée (crevettes bien sur) puis des moules ! Hummmmm…… avant de s’attaquer au homard. J’ai appris que là-bas, ils servent le homard froid. Ils le font cuire le matin et le serve à toute heure de la journée, si fringale arrive.

Délicieux.

Après le dessert et le café, on nous invita à se lever pour que les tables disparaissent et laissent place qu’aux chaises, face aux instruments d’un groupe à venir.

Nous avons eu droit à de la musique acadienne des plus enlevantes. Le petit groupe de 4 (dont le chanteur et guitariste fils Robichaud, un base man et une jolie joueuse de violon et un jeune ami de la famille à la guitare qui est arrivé une bonne heure en retard) nous a soulevé jusqu’à minuit. Nous avons dansé, claqué des mains, chanté du Wilfred. Après un rappel, une poignée de main et les bisous, nous sommes rentrés en gardant en tête le rythme de la musique.

Merci à la famille Robichaud, aux français de la table voisine que notre brigadière (Gisèle Bradette) semblait s’être attachée.

Que d’histoires.

Mais déjà dimanche arrivait. Et le groupe se séparait à l’aube, car la plupart avait décidé de prendre le traversier de Rivière-Du-Loup pour le retour, tandis que d’autres, restaient avec Jean-Yves sur le traversier de Rimouski.

Encore une fois, vêtus de nos maudits habits de pluie, nous avons repris la route. Simon-Pierre dû se ranger sur le côté, système d’entraînement. Puis Claude, qui a fait une frousse à sa douce, en restant aussi sur le côté de la route pour un trouble sur sa moto, a réussi finalement à poursuivre (Claude, tu n’oublies pas St-Antoine ?)

Et voilà, on est tous revenu, quelques kilomètres et courbatures en plus. Mais combien nous avons passé une belle fin de semaine.

Merci à notre chef (Jean-Yves) pour la ride de cette année.

Je suis certaine qu’on va en entendre parler encore bien longtemps.

Texte de Dany Morin

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